L’art de se faire du bien

Extrait de « L’art de se faire du bien  » Nicolle Bensusan :

Cet ouvrage utilise les apports de la psychologie positive et des neurosciences pour rééduquer le cerveau.
Il est conçu pour vous donner des pistes, des moyens concrets pour développer l’art de vous faire du bien…

La psychologie positive ne consiste pas à « positiver », c’est-à-dire voire uniquement le bon côté des choses, quoi qu’il se passe dans notre vie et surtout pas à nier nos émotions dites « négatives ».

La psychologie positive consiste à développer notre capacité à aller chercher le meilleur de nos ressources en toutes circonstances.

Pour cela il est nécessaire de bien nous connaître et non de continuer à ne voir de nous, que ce que nous avons pris l’habitude de voir, de manière automatique.

De nombreuses personnes disent craindre le regard de l’autre. Elles se disent paralysées par ce regard, condamnées à se taire de peur d’être mal jugées, rejetées.

Pourtant le premier regard qui les condamne est le leur.  Il existe à l’intérieur d’elles-mêmes un dictateur qui a une opinion tellement négative à propos de qui elles sont, qu’elles doivent à tout prix fuir le regard terrorisant de ce dictateur.
Le dictateur nous pousse à imaginer le pire, soi-disant dans le but de nous y préparer.

Il corrompt notre imagination avec des stéréotypes, des suppositions négatives consistant à projeter tous les drames grands et petits du passé sur l’avenir.

A partir du moment où nous acceptons de reconnaître que le dictateur prend son pouvoir dans notre imaginaire, nous réalisons que nous avons la possibilité d’imaginer un contre-pouvoir :

Commençons donc par imaginer un chef de notre gouvernement intérieur spécialiste dans l’art de regarder avec authenticité et bienveillance.

Il ne serait ni complaisant ni menteur, il serait juste décidé à nous encourager en toutes circonstances.

En effet c’est au cœur de nos échecs et de nos maladresses que nous avons le plus besoin de réconfort et de soutien.

C’est à ce moment-là que nous avons besoin de croire que nous pouvons redresser la barre, nous relever, que nous sommes en mesure d’apprendre quelque chose de nouveau qui nous donnera d’autres choix.

Et franchement est-ce parce que il nous est déjà arriver d’échouer que nous sommes condamnés à échouer le reste de notre vie ?

Cette croyance-là serait celle d’un dénigreur agité et vindicatif, ou d’un perfectionniste indécis et « mauvais perdant ».

Choisissons donc de donner sa chance à la voix d’un Seigneur Intérieur, qui serait un Soutenant persévérant et positif.

En toutes circonstances ce Seigneur est d’accord d’examiner ce qui se passe sans à priori, ni préjugé. Il prend le temps d’observer la situation. Il examine l’état émotionnel, les circonstances, les intentions.

Il ne suppose pas avant de savoir. Il ne prédit ni le pire, ni le meilleur, il observe et cherche avec patience quel est le besoin essentiel à satisfaire, juste là maintenant au cœur de la tempête si tempête il y a.